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CONFERENCE SUR LES DROITS DE L'HOMME par MONSIEUR ALBERT MENDIRI LE 11 DECEMBRE 2015

Publié le 25/11/2015 à 18:02

Un jour une date –

le 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme

 

La Journée internationale des droits de l'Homme célèbre l'adoption par l'Assemblée générale des Nations unies de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, le 10 décembre 1948.

 

Ce jour-là, le juriste français René Cassin, rédacteur de la Déclaration, déclare à la tribune de l’organisation des Nations Unies : « notre déclaration se présente comme la plus vigoureuse, la plus nécessaire des protestations de l’Humanité contre les atrocités et l’oppression dont tant de millions d’êtres humains ont été victimes à travers les siècles, et plus particulièrement pendant et entre les deux guerres ».

 

La Déclaration universelle des droits de l'Homme est en effet tout d’abord une réaction de rejet face aux « actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité » (Préambule) commis pendant la Seconde guerre mondiale. Mais elle s’inscrit aussi dans un mouvement de renforcement, de consolidation des grands principes fixés depuis le XVIIIème siècle, dans quelques textes tels que la déclaration d’Indépendance des Etats-Unis de 1776 et la déclaration française des droits de l’Homme et du citoyen de 1789.

 

L’article 1 proclame que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et l’article 2 interdit toute forme de distinction de « race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique (…) de fortune, de naissance ou de toute autre situation ».

 

La déclaration proclame le droit à la vie à la liberté et à la sureté (art.3), et plus précisément l’interdiction de l’esclavage (art. 4), de la torture (art.5) et des arrestations arbitraires (art.9) Il s’agit là d’un très vieux principe, celui de la loi d’Habeas Corpus anglais de 1679 : pour empêcher que les prisonniers ne disparaissent dans les tréfonds des prisons sur un simple caprice du souverain, les geôliers étaient tenus « d’avoir un corps » à présenter lors des procès.

 

La Déclaration fixe également les principes de la justice (égalité devant la loi (art.7) et les tribunaux (art. 10), présomption d’innocence (art.4)) et protège toute personne contre les intrusions de l’Etat dans sa vie privée et dans sa maison (art 12). Elle pose également les bases d’une organisation démocratique, indiquant que « toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays ». (art 21). Cela passe également par la liberté de pensée et de religion (art 18), d’opinion et d’expression (art 19) et de réunion (art 20).

 

Texte fondamental, la Déclaration n’en a, pas moins, été soumise à des critiques. On a  noté en particulier la confusion entre l’Homme – être humain et l’homme – de sexe masculin. Certains pays francophones préfèrent l’expression « droits humains » ou « droits de la personne humaine » pour qualifier les « droits de l’Homme», et une « Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes » a été adoptée par l’ONU le 18 décembre 1979.

 

D'autre part, lorsque la Déclaration est adoptée, les pays du  bloc de l’Est, URSS en tête, protestent contre le caractère purement théorique de ces droits, insistant sur le fait que les hommes ne peuvent exercer leur liberté s’ils ne disposent d’une garantie effective, réelle, de leurs droits sociaux, d’un revenu, d’un toit, de la santé et de l’éducation. Cependant, s’il est vrai que la Déclaration protège la propriété privée (art 17), elle prévoit aussi la propriété collective, ainsi que la sécurité sociale (art 22), le droit au travail et à la protection contre le chômage (art 23).

 

En 1966 l’Assemblée Générale des Nations Unis a adopté deux traités qui reprennent le contenu de la Déclaration : le Pacte des droits civils et politiques et le Pacte des droits économiques, sociaux et culturels. Ratifiés par plus de 150 Etats, ces Pactes sont garantis par des Comités, siégeant à Genève, et qui pointent  les problèmes et les défauts, les progrès restant à faire ou les violations flagrantes commises par les Etats (voir « les organes des droits de l’Homme » sur le site http://ohchr.org/)

 

En France, plusieurs organes sont chargés de veiller aux droits de l’Homme : le Défenseur des droits, la CNIL, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, et la Commission nationale consultative des droits de l'homme (http://www.cncdh.fr/ ). Mais plus généralement, ce sont les tribunaux, aux différents niveaux, qui dans leurs décisions doivent veiller à ce que les grands principes soient respectés. Citons enfin, parmi les associations de citoyens, la Ligue des droits de l’Homme, association crée à la fin du XIXème siècle et qui mène de nombreuses actions, à l’échelon national ou local, en France (http://www.ldh-france.org/). 

 

 

 

Conférence de Monsieur MENDIRI

 

Droitsdelhomme-Albert_Mendiri.docx

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